vendredi 17 novembre 2017

Le bon usage des antibiotiques, une question de santé publique prioritaire

Nous avons tous entendu ce slogan « Les antibiotiques, c’est pas automatique ! ». Derrière celui-ci, se cache un véritable enjeu de santé publique : l’antibiorésistance. 


En effet, l’augmentation régulière de la consommation des antibiotiques et du nombre de bactéries multi-résistantes (BMR) constitue une menace sanitaire croissante et représente l’une des grandes priorités de santé. Chaque année, en France, 150 000 personnes sont infectées par une bactérie résistante et plus de 12 500 décès sont imputables à ces infections.
Face à l’urgence de trouver de nouvelles thérapies, de préserver les antibiotiques existants et de limiter la progression des résistances, de nombreux pays ont lancé des plans ambitieux. Au niveau européen, la France qui est un des plus gros consommateurs d’antibiotiques avec une consommation supérieure d’environ 30% à la moyenne européenne a déployé plusieurs plans d’actions pour diminuer cette consommation jusqu’à rejoindre la moyenne européenne dans les 5 ans. Cette situation justifie l’intensification des messages d’information vers les professionnels de santé et aussi vers le grand public afin de renforcer la prévention et la maîtrise de l’antibiorésistance.
Pour cela, les antibiotiques doivent être prescrits à bon escient, ce qui n’est pas forcément toujours le cas. Des actions de sensibilisation sont mises en place à l’échelle européenne et mondiale pour alerter sur cette problématique :
- Le 18 Novembre 2017 est la journée européenne d’information sur les antibiotiques,
- Et la semaine jusqu'au 19 novembre 2017 est consacrée à cette thématique par l’Organisation Mondiale de la Santé.

https://www.nouvelle-aquitaine.ars.sante.fr/la-maitrise-de-lantibioresistance-une-priorite-de-sante-publique

La Nouvelle-Aquitaine accueillera la prochaine Coupe du Monde de Rugby en 2023

« Terre de rugby », la Nouvelle-Aquitaine est fière d'accueillir la prochaine Coupe du Monde de Rugby en 2023.


 Alain Rousset, président du Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine, se félicite de l'organisation par la France de la prochaine Coupe du Monde de Rugby en 2023 et de l'accueil en Nouvelle-Aquitaine, « terre de rugby », de plusieurs matchs de haut niveau qui vont mettre « les valeurs de l'ovalie au premier rang de l'animation et l'attractivité de notre région ». Un événement d'envergure internationale auquel participeront Bordeaux en Nouvelle-Aquitaine et Toulouse en Occitanie Midi-Pyrénées qui « permettra à un public nombreux de découvrir les milles et une richesses patrimoniales, culturelles, gastronomiques ou touristiques de nos territoires et terroirs ». Une condition de la réussite et des meilleures retombées de cet événement sera de disposer des meilleures conditions de mobilité avec « des infrastructures de transport adaptées ». La réalisation des Grands Projets ferroviaires du Sud Ouest (GPSO) prennent ainsi tout leur sens, tout comme « CDG Express » et les lignes du Grand Paris seront indispensables au succès des JO de Paris 2024 !

Saintes : Fils et petit-fils de cheminot, le maire Jean-Philippe Machon soutient le personnel du Technicentre

En ouverture du conseil municipal qui s’est tenu mercredi, le maire Jean-Philippe Machon a donné la parole à un représentant du personnel du Technicentre, menacé par la perte de 135 emplois. Une nouvelle épreuve à la fois pour les familles et pour Saintes qui a déjà "encaissé" le départ du siège du Crédit Agricole et la fin de Saintronic. « La fermeture du site serait compensée par des créations d'emplois non cheminots. Le conseil municipal ainsi que les parlementaires sont sensibles à cette situation. Je suis moi-même fils et petit-fils de cheminot. Nous veillerons à ce que la SNCF tienne ses engagements » souligna Jean-Philippe Machon. 
Par ailleurs, à la demande du sénateur Daniel Laurent, une grande mobilisation aura lieu le 9 décembre de 11 h à 13 h à la gare de Pons pour le renforcement de la ligne Saintes/Bordeaux. « Mettre Saintes à une heure de Bordeaux, c'est permettre à des personnes de pouvoir travailler dans la capitale girondine tout en continuant à habiter à Saintes » ajouta le maire avant de donner la parole à l'Union locale CGT que préside Agathe Morin :

Le conseil municipal réuni mercredi soir
Se battre pour le Technicentre
« Depuis que Guillaume Pepy a annoncé son projet de supprimer 135 emplois sur le site de Saintes du Technicentre Charente-Périgord, la mobilisation s’organise pour le retrait de ce plan.
Une pétition intersyndicale a recueilli près de 2 000 signatures, dont celles de maires et conseillers municipaux de communes de la Communauté d’agglomération de Saintes.
Des délibérations ont été adoptées par plusieurs conseils municipaux, adressées au Ministère des Transports, au Président de la SNCF Guillaume Pepy, qui indiquent, en substance :
Considérant que l’arrêt de la maintenance industrielle du matériel roulant sur le site de Saintes, raison d’être de cet établissement, lui porterait un coup fatal,
Considérant que le projet de la direction SNCF n’est pas une « reconversion » mais un véritable démantèlement du Technicentre,
Considérant le sort promis à 95 familles qui devraient aller travailler ailleurs, loin de Saintes pour la plupart, les difficultés que cela entraînerait pour elles,
Considérant la situation économique fortement dégradée du bassin d’emploi de la CDA de Saintes et alentour, en raison de la fermeture des usines Saintronic, Brossard, Wesper, Futurlift, du départ du siège du Crédit agricole de Saintes qui ont fait disparaître près de 900 emplois en quelques années,
Considérant que la suppression de 135 emplois directs entraînerait la perte de nombreux emplois induits (entreprises extérieures travaillant pour la SNCF, sous-traitance),
Considérant les graves conséquences pour les communes, les écoles, l’immobilier que ces suppressions d’emplois génèreraient,
Considérant la nécessité de développer les activités ferroviaires pour répondre aux besoins de la population, garantir la sécurité et améliorer le confort des usagers,
Considérant les propositions, faites par les organisations syndicales, par exemple la rénovation à Saintes de rames régionales pour en prolonger la durée de vie, au lieu de les mettre à la casse prématurément,
Nous vous demandons de retirer immédiatement le projet de suppressions d’emplois au Technicentre de Saintes ; de maintenir tous les emplois et de doter en charges de travail le Technicentre pour la poursuite de la maintenance industrielle du matériel roulant.

Lors de la réunion en mairie de Saintes du vendredi 13 octobre, la Direction SNCF a remis un seul document aux participants : un avant-projet de création d'un centre de démantèlement de matériel ferroviaire roulant hors d’usage. Or, l'espace occupé par ces installations empêcherait la poursuite de toute maintenance industrielle de matériel roulant. Ces aménagements rendraient donc impossible la rénovation de rames régionales voyageur (X72500 et X73500), projet porté par les organisations syndicales, que le Président de SNCF Mobilités, Guillaume Pepy, le 29 septembre à La Rochelle s'était pourtant engagé à faire étudier ! Tout porte à croire que la Direction SNCF n’entend guère honorer ses engagements de compenser la perte d’emplois existants par de nouvelles créations d’emplois.
D’autre part, dans une perspective de développement du transport ferroviaire, les activités de maintenance industrielle peuvent et doivent être poursuivies au sein du Technicentre. La Direction de la SNCF le disait d’ailleurs elle-même, lors des journées « Portes ouvertes » en 2013, où elle vantait les atouts de cet établissement : « Nous devons nous adapter pour assurer la maintenance des nouveaux matériels qui vont arriver ». Nous y voici. La SNCF doit honorer ses engagements. Les installations et équipements le permettent. Ce serait un énorme gâchis que d’abandonner cette activité.
Telles sont les raisons pour lesquelles nous demandons au conseil municipal de Saintes de voter une délibération pour demander que le projet de la Direction SNCF soit stoppé ». Ce qui a été fait par les élus.

Le public présent au conseil municipal
• Le lendemain, une grande manifestation avait lieu contre les réformes libérales d’Emmanuel Macron.
Plus de 300 personnes ont répondu à l’appel des syndicats devant le Palais de justice. 

Communiqué de la CGT : « Les attaques contre les fonctions publiques sont de plus en plus nombreuses et de plus en plus fortes notamment chez les hospitaliers comme nous l’a expliqué notre camarade mais aussi chez les territoriaux. Nous subissons des attaques nationales tel que le PPCR en ce moment, le RIFSEEP demain et bien d’autres encore que le gouvernement ne tardera pas à nous pondre pour détruire le service public. Et oui, nous fonctionnaires, nous sommes une espèce en voie de disparition et la raison est simple : nous ne rapportons rien ! Pire nous coûtons bien trop cher pour assurer un service public de qualité. Et maintenant, de façon décomplexée les politiciens annoncent jusqu’à 500 000 suppressions de poste chez les fainéants de fonctionnaires pendant qu’ils font travailler leur petite famille avec notre argent !
Les attaques que nous subissons ne sont pas que nationales : à la ville de Saintes, le maire vient d’annoncer la disparition de 40 postes d’ici 2019. Elle se fera par la non reconduction de certains contrats, le non remplacement des départs en retraite etc. A la communauté d’Agglomération de Saintes, les agents de l’éducation seront impactés par les fermetures de classe. Les transferts de compétences accélèrent les disparitions des services publics. De cette façon en 2008, les pompes funèbres de Saintes ont été transférées à une entreprise privée. Aujourd’hui elles n’ont de publiques que le nom car elles sont devenues les plus chères de Saintes alors qu’elles étaient censées donner l’accès à des funérailles pour les plus démunis. De plus, les derniers agents publics y travaillant demandent leur réintégration. C’est dire si l’ambiance y est bonne….
En conclusion, un petit d’œil aux ATSEM en leur disant de continuer la lutte car il y a eu quelques avancées du Gouvernement, mais nous sommes encore loin  du compte ».

jeudi 16 novembre 2017

Saintes : Le retour du 4 x 4 de Jean-Philippe Machon dans le rapport de la Cour des Comptes

Mercredi, parmi les dernières questions inscrites à l’ordre du jour du conseil municipal de Saintes, figurait le rapport de la Chambre Régionale des Comptes sur une période allant de 2011 à 2016 (à cheval sur deux maires, Jean Rouger et Jean-Philippe Machon). Il fait ressortir l’affaire du 4 x 4 de Jean-Philippe Machon, laquelle a fait couler beaucoup d’encre à l’époque. Le recours déposé par Philippe Callaud est toujours entre les mains du Tribunal Administratif de Poitiers

Le conseil municipal présidé par Jean-Philippe Machon
Mercredi 18 h. Le nombre des dossiers inscrits à l’ordre du jour en dit long sur la durée du conseil municipal. Pas moins de 40, ce qui fait dire à l’opposition « il serait peut-être judicieux d’organiser des conseils plus nombreux dans l’année. Ils sont seulement au nombre de 5 actuellement ». Comme par hasard, celui qui concerne le rapport de la Cour des Comptes passe pratiquement en dernier après une suspension de séance, demandée par Josette Groleau aux alentours de 22 h. Tout le monde part se dégourdir les gambettes ou fumer une cigarette tandis que Josette Groleau croque une pomme. Clin d’œil à Eve dans le jardin originel ou à Steve Jobs ?


Retour dans l’arène (sans les gradins). Jean-Philippe Machon sait que le rapport de la Cour des Comptes attirera les réactions de l’opposition. Pour mémoire, rappelons que cette instance, qui examine la gestion des communes, est appelée à émettre des remarques. « Elle n’a pas relevé d’anomalies importantes pouvant faire l’objet de sanctions » précise le maire.

Parmi les points relevés, la rupture de la mutualisation entre la commune et la CDA (quand Jean-Philippe Machon a été remercié de la présidence de la CDA). La situation a entraîné un accroissement des charges de personnel puisque « chacun a repris ses propres équipes ». D’où « une expérience qui a montré ses limites lors des changements de gouvernance ». « C’est le même cas à Royan ou Angoulême » explique Jean-Philippe Machon. Plusieurs budgets annexes de la mairie sont à surveiller (golf, salons, etc). La participation de la ville au syndicat de voirie fait apparaître « une situation juridique confuse », des lacunes d’information sont à pallier avec l’EPCI. En ce qui concerne les budgets, des anomalies touchent les immobilisations. En ce qui concerne le personnel, la durée légale du temps de travail n’est pas réellement accomplie et l’absentéisme est important : « la CRC insiste sur l’organisation du temps de travail qui ne respecte pas l’horaire annuel légal qui est actuellement de 1607 heures. Par ailleurs, elle note un absentéisme pour raison de santé en 2015, largement supérieur aux moyennes nationales, qui nécessite une attention particulière pour y remédier. De plus, l’examen des contrats et des rémunérations des agents contractuels de catégorie A met en évidence des insuffisances et des irrégularités d’attribution de logements à certains emplois ». 

Jean-Philippe Machon souligne que ce rapport, allant de 2011 à 2016, inclut aussi Jean Rouger. Et de rappeler la ligne directrice de son action : « protéger Saintes avec une gestion rigoureuse, sans augmentation de la fiscalité locale, et favoriser l’attractivité de la ville par l’économie et le tourisme ». A mi-mandat, il estime qu’il a rempli son contrat : « aujourd’hui, nous devons penser à ce que sera la ville dans 10 ou 20 ans. Nous devons faire face à la baisse des dotations de l’Etat, lequel est censé nous apporter des compensations. Mais une évidence s’impose : plus en plus, les communes seront dépendantes de l’Etat ». La décentralisation aurait-elle du plomb dans l’aile ? « En ce qui concerne les agents, je prends acte de leurs efforts et de l’organisation du travail dans les services. J’estime que notre gestion, cohérente, correspond à l’ambition de la ville ». Pas un mot à ce moment-là sur la fameuse histoire du 4 x 4 qui figure cependant dans le rapport…

Philippe Callaud : « L’opposition aurait pu écrire ce rapport » !

C’est quoi l’affaire du 4 x 4 pour ceux qui ne l’auraient pas suivie ? En 2015, élu depuis un an, Jean-Philippe Machon souhaite que la mairie de Saintes puisse acquérir son ancien véhicule de fonction (qu’il utilisait quand il appartenait au groupe Nexans). Il s’agit d’un modèle élégant, un 4 x 4 BMW X3 qui coûte entre 42000 et 61000 euros neuf selon les équipements. Le 14 avril, la mairie signe un bon de commande pour faire cette acquisition auprès de la société de location au prix de 24949 euros. Or, une telle démarche est jugée irrégulière quand il s’agit d’argent public, le maire ayant du solliciter plusieurs devis ou effectué d’autres mesures de mise en concurrence.
A l’époque, la crise est majeure au sein du conseil, le maire étant soupçonné « d’avoir manœuvré à sa guise sans se soucier des avertissements de son entourage ». Les remous finissent par s’apaiser avec ce communiqué du premier magistrat qui répond aux accusations d’enrichissement personnel : « ce véhicule ne m’a jamais appartenu, je le conduisais en tant que véhicule de fonction. J’ai souhaité que la mairie en fasse l’acquisition parce qu’il était d’occasion et que la ville pouvait alors faire des économies. J’ai fait une erreur de procédure. Je suis conscient de l’énorme émotion et de l’émoi que cet événement a suscité chez les élus saintais, dans les services et la population. J’en suis absolument désolé. Cette erreur qui m’incombe personnellement, j’en assume la responsabilité ».  Dont acte. Philippe Callaud, membre de l’opposition, dépose alors un recours auprès du Tribunal administratif de Poitiers, toujours actualité…

Crise à la mairie en 2015 : Jean-Philippe Machon est assailli par les journalistes
2015 : Manifestant devant les grilles de la mairie. Outre Machon, il est question de Macron...
Par la suite, la mairie adopte les procédures requises dans le respect des normes : cession du 4 x 4 au prix ferme de 25410 euros et achat de deux véhicules neufs. Un appel public à la concurrence est publié. Le garage retenu émet des réticences quant au prix du 4 x 4, 25410 euros. Pour arriver à reprendre ce véhicule à tel montant coté à l’argus un peu plus de 16373 euros, il a recours à un transfert de marge sur les deux nouvelles berlines. « Cela signifie qu’une partie de la remise accordée est passée dans la reprise. Les deux berlines sont plus chères que dans le cas d’un achat sans reprise » remarque la Cour des Comptes.

Bref, cette histoire fait maintenant partie du passé mais elle avait, à l’époque, attiré l’attention de la presse nationale. Philippe Callaud ironise sur cet épisode. « J’ai envie de dire que ce rapport, votre opposition aurait pu l’écrire. Toutes ces alertes, nous les avons lancées. La mutualisation avec la CDA, nous l’avons soutenue et depuis que vous n’êtes plus président de cette collectivité, on note une hausse importante des dépenses de personnel. Idem avec tous les sujets évoqués, budgets, autofinancement, marchés publics, baisses des subventions aux associations. Nous n’avons pas de connaissances comptables, mais nous avons du bons sens ! ». Laurence Henry partage ce sentiment : « Prenez par exemple votre nouveau sens de circulation. Il ne peut pas marcher puisque déjà expérimenté par d’autres avant vous. On vous l’a dit, vous n’écoutez pas.  Il n’y a pas de consensus au sein de votre équipe. Vous créez des dysfonctionnements en continuant à vouloir tout gérer par vous-même. Entendez donc les autres ! ».  
 
Et si les élus étaient payés en monnaie Beunèze ?


L'opposition regrette le manque d'écoute du maire...
Idée lancée par Laurence Henry afin que le maire joue pleinement la carte locale : « un bon signe serait que les indemnités des élus puissent être payées en monnaie Beunèze. Ainsi, vous prouveriez votre soutien aux initiatives saintaises. Et quand vous allez voir les commerçants, ne vous arrêtez pas en milieu de rue ! ». Pour info, la monnaie Beunèze est en cours sur les secteurs de Saintes et Royan dans les commerces adhérents. Le maire hoche la tête…
Serge Maupouet s’interroge, quant à lui, sur les mesures prises après ce rapport qui aurait du être présenté plus tôt en assemblée. « Se traduit-il par des actes concrets ? ». Des inquiétudes règnent également au sujet du site Saint-Louis (travaux en 2018). « Le prêt a été renégocié » répond Jean-Philippe Machon qui conclut par un témoignage à son personnel : « La DGS a une formation juridique, nous avons un directeur juridique, je leur fais confiance ».
Les questions se poursuivent avec Josette Groleau qui ne voit manifestement pas le temps passer. La Gauche estime qu’elle n’est pas suffisamment informée des dossiers, vieille friction est majorité et opposition…

Centre hospitalier de Saintonge : une offre de soins palliatifs complète pour les patients du Sud et l'Est de la Charente-Maritime

Première du genre en Charente-Maritime, une Unité Territoriale de Soins Palliatifs (USTP) de 12 lits accueille ses premiers patients aujourd’hui 16 novembre au centre hospitalier de Saintonge dans des locaux rénovés et adaptés à son activité. L’ouverture de cette unité est la dernière pierre du dispositif permettant de proposer une offre de soins palliatifs complète pour les patients du territoire Sud et Est de la Charente Maritime. En présence du dr Virginie Verliac et de son équipe, cette unité a été présentée mercredi après-midi au maire de Saintes Jean-Philippe Machon.

Présentation de l'unité au maire Jean Philippe Machon par l'équipe médicale et Fabrice Leburgue, directeur du CH
Qu’appelle-t-on soins palliatifs ? 

Les soins palliatifs visent à soulager les douleurs physiques ainsi que tous les autres symptômes, sources de souffrance ou d’inconfort en rapport avec une maladie grave et évolutive. Ils prennent en compte la souffrance psychologique, sociale et spirituelle de la personne malade et de son entourage. Les professionnels des soins palliatifs cherchent à donner au patient, dans le respect de ses droits, une place centrale dans les décisions qui le concernent.

• Zoom sur l’Unité territoriale de soins palliatifs

L’équipe, pluridisciplinaire, est placée sous la responsabilité du docteur Virginie Verliac. Elle comprend quatre médecins les docteurs Eric Bonnin, Lucas Celeste, Isabelle Masson et Virginie Verliac, un cadre de santé Mme Valérie Petit-Nicolas, deux assistantes sociales, trois secrétaires médicales (2,40 ETP), dix infirmières, dix aides-soignantes, cinq agents des services hospitaliers, un psychologue, un kinésithérapeute, une psychomotricienne. Elle peut être amenée à faire appel à d’autres ressources hospitalières : orthophoniste, infirmière stomathérapeute, équipe transversale de nutrition. Une convention de prestation est établie avec 1 podologue et 1 prothésiste libéraux.

Le Sud et l'Est disposent désormais d'une offre de soins palliatifs complète pour les patients

• 
L’importance des bénévoles

C’est une des particularités du travail en soins palliatifs. Une équipe de bénévoles de l’ASP17 (association pour le développement des soins palliatifs) complète l'activité des soignants par un accompagnement des malades et de leurs proches, dans le respect de leur intimité et à leur rythme, à travers une présence, une disponibilité et une écoute attentive. L’ensemble de cette équipe est formée ou engagée depuis le mois de juin dans une formation « Soins Palliatifs » pour initier une culture commune de prise en charge palliative. Localisée à Saintes, dans les locaux du centre hospitalier de Saintonge, elle s’inscrit dans un schéma général d’offre de soins du territoire de santé Sud et Est de la Charente-Maritime. Toute personne domiciliée sur ce secteur géographique peut en bénéficier. Elle réserve ses capacités d’admission aux situations les plus complexes et difficiles. L’entrée en UTSP se fait sur dossier de demande d’admission par le médecin traitant ou le médecin du service dans lequel la personne est hospitalisée, en fonction de critères définis. C’est la multiplicité de ceux-ci qui justifie l’indication d’une admission en unité de soins palliatifs.

Les différents niveaux de prise en charge 


En fonction de l’état de santé du patient, il existe plusieurs niveaux de prise en charge : Hospitalisation « temporaire » de « répit » qui permet aux proches de « souffler » ; de « repli » lorsque les soins deviennent trop lourds pour les professionnels en charge de la personne ; hospitalisation « classique », séjour de fin de vie dont il est impossible de définir la durée ; consultations externes de soins palliatifs pour les patients et/ou les proches, afin de (ré)-évaluer la situation ; accompagnement pour les proches endeuillés.

• Les locaux de l’UTSP se situent actuellement au niveau 1 du centre hospitalier de Saintonge.
• Toutes les chambres sont individuelles et adaptées aux personnes à mobilité réduite. Elles sont équipées d’un lit médicalisé électrique, d’un système d’appel malade, de fluides médicaux et d’oxygène
 

• Des soins à l’hôpital, à l’Ehpad ou au domicile

Selon le souhait du patient et la capacité de l’entourage, la prise en charge en soins palliatifs s’effectue en institution ou au domicile et lieu de vie (EHPAD, long séjour). Une coordination s’opère entre les différents modes de prises en charge. 
Le territoire Sud et Est de la Charente-Maritime dispose désormais de l’ensemble de ces structures, dont le centre hospitalier de Saintonge est l’animateur, le coordinateur central :
• Une Unité de Soins Palliatifs (USP) :
Structure d’hospitalisation de 12 lits, il s’agit d’un lieu de soins et de vie pour les personnes malades et leurs proches. Elle accueille de façon temporaire les patients atteints de maladie grave et évolutive dont l’état nécessite des soins continus, adaptés et personnalisés. Ses lits sont totalement dédiés à la pratique des soins palliatifs et de l’accompagnement. Elle réserve sa capacité d’admission aux situations les plus complexes et difficiles. L’équipe de l’unité assure une triple mission de soins, d’enseignement et de recherche.

• Une Equipe Mobile de Soins Palliatifs (EMSP) : 

Créée en mars 2000, cette équipe territoriale apporte une aide, un soutien, une écoute active, des conseils aux soignants qui prennent en charge des patients en fin de vie dans d’autres services. Après analyse des difficultés, elle propose un projet de soins personnalisé pour le suivi du patient.
Sa mission concerne la prise en charge globale du patient et de son entourage familial, la prise en charge de la douleur et des autres symptômes, l’accompagnement psychologique et psychosocial, le rapprochement, le retour et le maintien à domicile, la sensibilisation aux soins palliatifs et à la réflexion éthique.
Les professionnels de l’équipe mobile de soins palliatifs, adossée au centre hospitalier de Saintonge interviennent au-delà du périmètre de ce seul établissement, compte- tenu de sa vocation territoriale, dans les services des Centres Hospitaliers de Saint- Jean-d’Angély, Royan, Jonzac, Boscamnant ainsi qu’à la Clinique Richelieu à Saintes, la Clinique Pasteur à Royan et l’EHPAD de Corme-Royal. Des consultations externes y sont également proposées.
De plus en plus d’établissements médico-sociaux sollicitent l’EMSP pour des actions de formation/sensibilisation de leur personnel, mais aussi pour des conseils dans le cadre de prises en charge. Depuis janvier 2017, de nouveaux EHPAD ont conventionné en ce sens avec l’EMSP.
Au-delà de la simple sphère d’intervention institutionnelle, l’EMSP réalise des accompagnements et un suivi au domicile des patients sur le territoire Sud et Est de la Charente-Maritime.  En 2016, 1074 patients ont été pris en charge par l’EMSP dont 467 au Centre Hospitalier Saintonge.

• Des lits identifiés en soins palliatifs (LISP) 

Ce sont des lits situés au sein d’un service d’hospitalisation. Ils permettent une ouverture et un lien entre le domicile et les établissements, par exemple dans le cadre d’un réseau de santé (soins palliatifs, cancérologie). Ces lits permettent, par exemple, d’assurer un repli des patients du domicile.
Le GHT de Saintonge (groupement hospitalier de territoire) dispose de LISP depuis 2006 : 6 sont situés au centre hospitalier de Saintonge dont 4 sont regroupés dans une aile du service d’oncologie avec un projet de service structuré et 2 autres sont en réflexion de regroupement en gériatrie afin d’aider à une meilleure accessibilité aux soins palliatifs des patients dans le grand âge ; 4 sont situés au centre hospitalier de Saint Jean d’Angély dont 2 installés en médecine polyvalente et 2 en gériatrie ; 4 sont situés au centre hospitalier de Royan ; 2 sont situés au centre hospitalier de Jonzac. 


• Au domicile 

Selon le souhait du patient et la capacité de l’entourage, la prise en charge en soins palliatifs peut s’effectuer au domicile. La prise en charge à domicile requiert la disponibilité d’une équipe de proximité pluridisciplinaire : médecin traitant, 
infirmiers libéraux, SSIAD, kinésithérapeute, orthophoniste, auxiliaires de vie, services d’aide à domicile ainsi que la mise en lien avec les associations de bénévoles d’accompagnement (ASP 17 – Association pour le développement des soins palliatifs) en coordination avec le service d'Hospitalisation À Domicile (HAD) 
L’HAD du Centre hospitalier de Saintonge dispose d’une capacité de 72 places.
La configuration du territoire Sud et Est de la Charente-Maritime a induit une organisation de l’HAD répartie en 4 antennes situées dans les 4 centres hospitaliers du GHT de Saintonge (Saintes – St Jean d’Angély – Jonzac – Royan).
Une équipe commune gère l’ensemble du dispositif. Elle est composée de médecins coordonnateurs, d’un cadre de santé, d’infirmiers coordinateurs et de deux secrétaires médicales assurant notamment la plateforme téléphonique (numéro unique) pour l’ensemble du territoire. 
L’HAD assure au domicile des patients des soins complexes coordonnés, en lien avec le médecin traitant, dans les mêmes conditions de qualité et de sécurité qu’à l’hôpital, sur prescription d’un médecin hospitalier ou de ville. 
Sur le territoire, le mode de prise en charge des soins palliatifs en HAD représentait 30% des admissions en 2015 et 21% en 2016. 


• De nouveaux locaux affectés à la psychiatrie pour adultes en octobre 2018

L’implantation de l’unité de soins palliatifs du CH de Saintes s’inscrit dans le projet de réorganisation des activités de la direction commune des centres hospitaliers de Saintonge et de Saint Jean d’Angély. L’activité d’hospitalisation complète de SSR (soins de suite et de réadaptation) du centre hospitalier de Saintonge a été transférée au centre hospitalier de Saint Jean d’Angély les 6 et 7 novembre. Cette opération libère des locaux qui seront attribués après une phase de travaux au service de psychiatrie de l’adulte en octobre 2018.  Par ailleurs, le projet médical de psychiatrie de l’adulte prévoit un renforcement des structures extra hospitalières et une diminution du nombre de lits d’hospitalisation complète. Ce redéploiement progressif a permis, en juillet dernier, de libérer une unité de psychiatrie de l’adulte.
C’est dans ces locaux que l’UTSP est implantée de façon provisoire avant un projet définitif en octobre 2018 dont l’architecture sera intégralement conforme aux attentes d’une telle structure (salle des familles /activités, bureau dédié aux bénévoles, salle d’eau collective /thérapeutique, office alimentaire dédié).

mercredi 15 novembre 2017

Comment voyez-vous l’avenir du territoire de la Communauté de Communes de Haute Saintonge à l’horizon 2030/2040 ?

En dynamisant un territoire rural victime de désertification dans les années 80, Claude Belot - via deux instances, le Contrat le Pays et la CDCHS - a donné un souffle nouveau au Sud Saintonge, élan indispensable quand d’autres secteurs se sont étiolés ou stagnent malgré des atouts évidents. Le schéma de cohérence territoriale, le fameux SCOT en cours d’élaboration, permettra de dresser les grandes orientations pour les vingt ans qui viennent.

Réunion publique au centre des congrès de Jonzac
Les représentantes du cabinet EAU, Claude Belot, Jean-Michel Rapiteau, Bernard Louis Joseph, Chantal Guimberteau, Jacky Quesson
Entendre parler d’horizon 2030/2040 par Claude Belot, président de la CDC de Haute Saintonge, restera un grand moment pour le public présent à la réunion organisée au centre des congrès lundi dernier. Aux côtés des conseils départementaux et du cabinet parisien EAU, cet élu en poste depuis près d’un demi-siècle (il été élu conseiller général en 1970), n’a pas vu le temps passer et l’avenir, il en parle avec cette conviction que constitue l’expérience.
Comme Louis XIV, il a toujours gouverné par lui-même et les "lieutenants" qui l’entourent et dont il a favorisé l‘élection tant au Sénat (Bernard Lalande, Daniel Laurent) qu’à l’Assemblée Nationale (Raphaël Gérard) ou encore au Conseil départemental (Christophe Cabri) ont une ligne directrice : l’aider à faire avancer ses projets !
Contrairement à d’autres villes, les successeurs de Claude Belot seront chanceux en ce sens où il aura été l’initiateur des structures qui permettent aujourd’hui à Jonzac de tirer son épingle du jeu. En effet, cette sous-préfecture ronronnante et un peu vieillissante a prospéré quand la station thermale a vu le jour en partenariat avec la Chaîne Thermale du Soleil.16000 curistes actuellement : les retombées économiques sont réelles. C’est là que réside l’activité principale de Jonzac, sans oublier des entreprises dont Radoux, Delpierre ou des établissements publics (hôpital, lycée, etc). Se sont ajoutées des réalisations financées par la CDCHS, complexe aquatique des Antilles, nouveau centre des congrès. Sur la ZAC du Val de Seugne, un nouveau quartier est né, qui bénéficie de toutes les largesses, à mettre en réseau avec le centre ville, lequel connaît des hauts et de bas. Bien entendu, il n’y a pas que Jonzac en Haute Saintonge ! Lors de leur exposé, les représentantes du cabinet EAU, chargé d’élaborer le SCOT, l’ont rappelé.

Etat des lieux
Le SCOT définira les grandes orientations pour les 20 prochaines années en répondant à ces questions : quel développement économique ? Quels impacts la révolution numérique va-t-elle apporter avec le e-services, le télétravail, les espaces de coworking ? Qu’en sera-t-il de la transition écologique ? Comment anticiper et accompagner le territoire face aux mutations et évolutions des modes de vie, de consommation et quels sont les enjeux d’attractivité pour les actifs et les séniors ?

Claude Belot : « Cohésion, ça veut dire partage »

Si sa ville est relativement privilégiée (malgré sa petite taille, moins grande que Saint-Germain de Lusignan), Claude Belot a bien conscience de la prise en compte du territoire dans son intégralité. « A Jonzac, nous avons choisi de classer les coteaux en zone non constructible afin de ne pas pénaliser les agriculteurs. Mais nous avons perdu ainsi des parcelles qui auraient pu accueillir des habitations. C’est un choix » dit-il. « Il s'agit de trouver le juste milieu en conservant de l’ambition. Le territoire de la Haute Saintonge a la forme d’une corne d’abondance, disons d’un cornet de glace. Des vignobles de la région d’Archiac où la moindre parcelle vaut un prix exorbitant à la pointe Sud, nous devons imaginer des développements générant des richesses ». Les opportunités varient selon qu’on soit près de Cognac ou de la Genétouze !
La Double Saintongeaise, comme on l’appelle, possède quelques belles entreprises liées au bois et à l’exploitation de la terre blanche. Côté tourisme, le futur labyrinthe de Montendre ouvrira au public en 2018. Il devrait attirer des visiteurs venant s’amuser et se perdre dans les pinèdes de cette ville qui n’a pas su tirer partie de sa richesse patrimoniale (le site historique de la célèbre Tour Carrée est totalement sous-exploité depuis des décennies).


L'attractivité du territoire
Le SCOT nécessitera deux ans de travail : « Qui voulons-nous être demain tout en partant d’un territoire déjà organisé où la solidarité est forte ? » précise Claude Belot. Riche de 129 communes, la CDCHS compte 67357 habitants (progression de 0,6% par an), la densité au km2 est de 39 habitants. Le nombre de logements est de 37881 avec une progression de 449 par an ; le pourcentage de résidences secondaires atteint 9,3% et le nombre de logements vacants 11,2%. On compte environ 100 actifs pour 88 emplois (70% des personnes travaillent) : « on vit et on travaille sur ce territoire, nous avons une ossature économique réelle. C’est exceptionnel pour une zone rurale » remarque le cabinet EAU. Le tourisme vert contribue également à valoriser la région.
En ce qui concerne les sources d’énergie, Jonzac a montré l’exemple très tôt avec le réseau géothermique. Sont venus ensuite les panneaux photovoltaïques, le bois, la biomasse, le biogaz. Le but recherché est de donner une autonomie grandissante dans ce domaine.
Et l’attractivité ? La CDCHS ne se positionne pas comme la couronne périurbaine de Bordeaux, mais semble au contraire multiplier les influences, tant locales que régionales ou franciliennes. A noter l’installation importante de seniors et retraités qui ont craqué pour les attraits locaux.
Le SCOT a un triple contenu : établir un diagnostic et un état initial de l’environnement qui mettent en évidence comment fonctionne le territoire, les tendances à l’œuvre, les besoins, les enjeux et les opportunités ; un projet d’aménagement et de développement durables (PADD) traduit par les choix opérés ainsi qu’un document d’orientations et d’objectifs (DOO) qui précisera les actions à concrétiser et donner corps à la stratégie.

Quels défis à relever ? Numérique, formation des jeunes…


Tout d’abord, il y a le maillage numérique (question d’un élu de Boisredon), essentiel pour les entreprises et les ménages. Dans ce domaine, le Département s’est engagé pour les années qui viennent. « Le réseau n’est pas catastrophique partout. Le problème, c’est le maillage fin. Le Département va dépenser 300 millions d’euros, la desserte complète FTTH (Fibre optique jusqu'au domicile) sera terminée en 2022 » répond Claude Belot. L’autre grand point est la formation des jeunes, de nombreuses entreprises ne trouvant pas de personnel qualifié. Il faudrait donc faire correspondre l’offre à la demande.


• Deux poids, deux mesures ? Question d’un conseiller municipal de Chevanceaux : « en Gironde, on peut construire à 30 mètres d’un axe routier, chez nous à 75 ». Conseil : le PLU de Chevanceaux devra intégrer une étude justificative à ce sujet et le SCOT peut effectivement préconiser de nouvelles dispositions.
• Le responsable d’une association de Semoussac souligne l’importance de réduire les éclairages nocturnes en raison de la pollution lumineuse : « j’ai écrit quatre pages sur le registre de concertation » dit-il. L’arrêté d’extinction ne serait pas respecté sur le territoire : « Pourtant, il s’agit de politique publique. La consommation exponentielle a des effets négatifs sur l’environnement ».
• A la Clotte, on s’interroge sur la possibilité de produire de l’énergie hydraulique à partir des cours d’eau, dans le cadre de la transition écologique. Claude Belot n’est pas contre à condition que le débit des rivières soit suffisant (comme le Lary). Et d’ajouter : « prochainement, 20% de l’électricité de Haute Saintonge viendront du soleil à partir des panneaux photovoltaïques à Bedenac, Le Fouilloux, Montguyon, etc. Nous aiderons tous les projets qui peuvent être intéressants ». A noter que des ambassadeurs de l’énergie, mandatés par la CDCHS, peuvent se rendre chez les particuliers pour leur donner des informations sur les réductions énergétiques, les nouveaux procédés. N’hésitez pas à les contacter (CDCHS).
• Le maire d’Archiac se demande, quant à lui, quelle sera la souplesse du SCOT. Des adaptations pourront être faites puisqu’il faut faire vivre le document qui comportera des objectifs chiffrés.

Bref, cette réunion était la première étape d’une aventure collective. En se séparant, Claude Belot souhaita aux représentantes du cabinet EAU « d’être toujours aussi pimpantes dans deux ans ». Ce qui provoqua les rires de l’assistance. Il y a du boulot sur la planche, en effet…


• Un registre de concertation est ouvert aux habitants de la CDCHS qui peuvent y exprimer leurs idées (4 rue Taillefer à Jonzac), de même des documents explicatifs sont téléchargeables sur le site internet de la CDCHS.

Jonzac : Couvrez ce nid de poule que je ne saurais voir !

Tandis que les belles routes, à l'asphalte parfaitement lissé, se dirigent vers le nouveau centre des congrès de Jonzac (pardon, de la Communauté de Communes de Haute Saintonge), les réseaux secondaires ne sont pas logés à la même enseigne comme le montrent les deux photos qui suivent. 

Une belle ornière...
Qu'on bouche comme on peut...
D'où l'irritation de certains riverains qui aimeraient un traitement équitable des habitants en ce qui concerne la voirie (après tout, ils paient les mêmes impôts locaux que ceux qui résident près des bâtiments stratégiques) : « Pendant que le réseau routier est impeccable aux abords des Antilles, nous, avec une pelle, nous bouchons les nids de poule de notre modeste chemin vicinal détérioré par les camions lors de la construction de la rocade et jamais réparé. Ainsi, pour y remédier, sommes-nous soumis à la corvée ! ».  Bref, mettre des pierres et autres matériaux dans le trou pour ne pas cahoter quand on passe en voiture et que dire en vélo ou en moto !
Le meilleur pour la ville et rien pour la campagne ? Le contribuable de première catégorie serait-il un citoyen de seconde zone ? La question est posée. Un sujet pour le prochain conseil municipal...

Saintes : Le cabinet Fimeco a fêté ses 50 ans A l'origine, Jean-Claude Ferron...

Le 5 octobre dernier, à Saintes, Fimeco Baker Tilly, société spécialisée en expertise comptable, a fêté son demi-siècle d'existence. Cette entreprise familiale, devenue un groupe de 26 cabinets implantés en Charente Maritime, Charente, Dordogne, Gironde et à Paris, est forte de ses 4 filiales : Centre Ouest Informatique, Proactif Recrutement, Finova Conseil et BT Formation. Elle a été créée il y a 50 ans par Jean-Claude Ferron. Une belle histoire saluée unanimement !



Plus de 1300 clients, partenaires et collaborateurs, étaient réunis au complexe Le Vegas de Saintes, ville où tout a commencé il y a 50 ans. Un anniversaire haut en couleurs et fort en émotions.
Jean-Claude Ferron, le fondateur de Fimeco Baker Tilly, a offert au public un beau discours, retraçant ces 50 années réussies et les moments forts de son entreprise. A cette occasion, il a annoncé officiellement sa retraite. Pascal Ferron, son fils, a pris la relève et exposé les projets d’avenir de Fimeco Baker Tilly.

Jean-Claude Ferron
50 ans, ça se fête !
Les parodies tournées par chaque équipe des cabinets du groupe ont été projetées devant un public enthousiaste. L’équipe de Mir Photo, très professionnelle, a permis aux collaborateurs de connaître l’envers du décor des tournages et découvrir la magie des montages. L’implication des spectateurs à chaque fin de film a illustré le beau maillage qui existe entre les personnels. Cette soirée a retranscrit également le très bon esprit entrepreneurial que dégageaient ces présentations puisque les scénarios ont été écrits par les cabinets eux-mêmes. Ils avaient carte blanche et force a été de constater leur créativité. Les thèmes choisis étaient très différents : film d’action, film d’horreur, sketchs, comédies musicales. Très belle initiative. Depuis, on peut être sûr que les clients ne voient plus leurs interlocuteurs Fimeco de la même manière !
Une vidéo de témoignages a également été projetée, les clients exprimant leur satisfaction des services que ce partenaire leur rend depuis des années. Les plus fidèles (plus de 50 ans) ont d’ailleurs été récompensés lors cette soirée.

Blanchard, l'artiste !
Jean-Claude Ferron découvre son portrait surprise
Une soirée d’anniversaire ne peut être sans surprise

La surprise phare de la cérémonie a été la venue de Jean-Pierre Blanchard, peintre renommé pour ses portraits, qui a rendu hommage à Jean-Claude Ferron. Il l'a immortalisé sur une toile de 2 x 2 m en 4 minutes. Un beau tableau parfaitement réalisé et une surprise réussie !
La soirée s’est ensuite poursuivie à l’extérieur autour d’un buffet avec plusieurs ateliers : découpe de saumon, plancha de crevettes, tartines de foie gras, ouverture d’huîtres…
Un groupe de musique accompagnait l’ambiance tout en finesse avec sa musique jazzy. La fête s’est terminée en discothèque où les plus téméraires ont pu danser jusqu’au bout de la nuit.
Toutes les photos des tournages, des événements de chaque cabinet ainsi que celles de cette soirée du 5 octobre sont à retrouver sur le blog Fimeco dans les différentes rubriques.

Le verre de l'amitié
Bref, cet anniversaire a été grandiose. Grandiose par cette faculté de réunir autant de monde, la qualité de la cérémonie, la réussite des projets passés et à venir et bien sûr les hommes et les femmes qui composent Fimeco Baker Tilly.

Un chapeau pour l'occasion !
Et une borne romaine, normal à Mediolanum Santonum !

© Photos Fimeco Baker Tilly : https://fimecobti50ans.wordpress.com

mardi 14 novembre 2017

Centre aquatique Aquarelle de Saintes : réouverture fin novembre

Les nombreuses personnes fréquentant ce centre aquatique ont été surprises de trouver porte close. La Communauté d'Agglomération, qui gère le site, y réalise actuellement des travaux de maintenance. En effet, les responsables se sont aperçus que des carreaux se décollaient dans les bassins. Il convenait donc de remédier à cette situation. Une entreprise a été chargée des travaux. Le temps de séchage de ces carreaux explique la durée de fermeture de l’établissement. Si tout va bien, il sera à nouveau opérationnel fin novembre.


• Autre problème relevé par la Chambre Régionale des Comptes, le temps de travail réel des salariés d’Aquarelle (une trentaine) « inférieur aux 1607 heures obligatoires et néanmoins rémunéré pour 35 heures hebdomadaires ». La CDA a engagé un processus d’harmonisation de ce temps de travail en ouvrant des négociations avec le personnel. Quatre réunions ont eu lieu. Un protocole sera soumis à l’approbation des partenaires sociaux lors d’un comité qui se tiendra le 23 novembre prochain. Chaque cas a été étudié individuellement selon les fonctions occupées au centre aquatique. 

Saintes : « le redressement judiciaire de la société Eveha n’impacte pas les sondages archéologiques réalisés aux arènes » précise Fanny Hervé

Le site de Médiactions, qu’anime la présidente Cécile Trébuchet, est une pépinière d’informations. En effet, il a mis en ligne un article publié par le Populaire du Centre le 9 novembre dernier, qui révèle que la société Eveha (Limoges), chargée par la ville de Saintes de réaliser des sondages archéologiques aux arènes, vient d’être placée en redressement judiciaire...
Des gradins dans l'amphithéâtre de Saintes ? Le site Mediolanum a publié ces extraordinaires photographies de presse de l'agence Meurisse (8 août 1927 pour le centenaire du romantisme aux arènes gallo-romaines). Clichés trouvés sur Gallica


Interrogée sur l’impact que pourraient avoir les difficultés rencontrées par l’entreprise Eveha dans l'accomplissement de sa « mission » saintaise, Fanny Hervé, conseillère municipale, n'est pas inquiète : « Dans l'amphithéâtre, Eveha intervient avec la société Sunmetron pour procéder à des sondages dans le cadre de la phase 1 du projet du vallon des arènes. L’équipe a deux mois pour remettre les résultats de ses recherches. Elle est en repérage sur le site actuellement. Nous sommes confiants sur sa prestation et souhaitons bien sûr que cette société puisse sortir rapidement de son redressement judiciaire ». 
La situation actuelle d’Eveha soulève une grande question : la concurrence qui existe entre l’INRAP (Institut national de recherches archéologiques préventives), que chapeaute le Ministère de la Culture, et les sociétés privées dans l’attribution des marchés de fouilles depuis que la libre concurrence a été instaurée dans ce domaine en 2003. Le contexte est d’autant plus délicat que l’INRAP peut être soutenu par des fonds publics quand il est déficitaire, ce qui n’est pas le cas des organismes privés qui, eux, peuvent déposer leur bilan…

• Article de Sébastien Dubois paru dans Le Populaire du Centre

Entreprise limougeaude créée en 2006, spécialisée dans les fouilles archéologiques, Eveha a été placée, mercredi, en redressement judiciaire. Une situation liée, selon ses dirigeants, à une concurrence déloyale de l’Institut national de recherches archéologiques préventives (INRAP). 

Une situation paradoxale, et plutôt deux fois qu'une. Placée en redressement judiciaire par le tribunal de commerce de Limoges, la société limougeaude Eveha, créée en 2006 et spécialisée dans les fouilles archéologiques préventives, devrait pourtant profiter d'un marché porteur. « Comme l'activité reprend, il n'y a jamais eu autant de marchés à prendre » confirme son directeur, Jérôme Monteil.

« Rééquilibrer le marché »
C'est le premier paradoxe, qui tient à un deuxième : si ce n'est pas le cas, c'est que la majeure partie des appels d'offres est raflée par l'INRAP, un établissement public administratif, accusé de « détourner » des subventions d'État. Ou quand l'argent public pourrait contribuer à détruire de l'emploi privé… « On marche sur la tête » confirme le dirigeant.. « La procédure du tribunal devrait nous permettre d'attendre que l'INRAP finisse de déraper ou mette en œuvre les mesures susceptibles de rééquilibrer le marché » explique le directeur. La situation est connue de longue date. En 2015, plusieurs entreprises privées ont alerté l'Autorité à la concurrence sur cette situation de "dumping".

Ce que disent les autorités sur la politique de l'INRAP

Le 1 er juin dernier, cette institution a jugé qu'il « existe un risque de subventions croisées […] susceptible de se traduire par la mise en œuvre de pratiques tarifaires pouvant constituer des prix prédateurs ou produire des effets d'éviction ». Traduction : l'INRAP aurait utilisé les subventions pour baisser les prix sur son activité commerciale. « Des exemples très nombreux, où cet institut obtient des chantiers à des prix inférieurs de 20 à 30 % […] ne peuvent qu'interroger » avançait le syndicat national des professionnels de l'archéologie (SNPA), dans un courrier adressé, le 21 septembre, à la ministre de la Culture.

Pas de plan social « pour l'instant »
« Premier à ouvrir le bal » selon le mot de son directeur, Eveha, qui représente 12 % des parts de marché du secteur et 250 emplois, pourrait être suivie par d'autres entreprises. « On espère que les autorités et le gouvernement prendront leurs responsabilités » envisage Jérôme Monteil. À terme, si rien n'est fait, de nombreux emplois pourraient être menacés. « Pour l'instant, il n'y a pas de plan social de prévu, conclut le dirigeant. Il nous reste des marchés jusqu'à la fin de l'année et pour l'année prochaine. On peut espérer que d'ici là, la situation se régule ».

• En ce qui concerne Saintes :

Archives : les arènes ont toujours été pour les Saintais un lieu de manifestations

• La loi de 2003 a ouvert le secteur à la concurrence. Les modalités de prescription ont changé, les fouilles anciennement de sauvegarde sont devenues préventives, engendrant des recherches plus conséquentes. Aujourd’hui, la France compte une dizaines de sociétés qui, comme Eveha, effectuent des fouilles préventives. Elles se trouvent alors en concurrence avec l’INRAP qui pratique souvent des prix inférieurs. « Ils peuvent aller de - 10% à - 30%» souligne Jérôme Monteil, responsable d’Eveha dont le souhait est un rééquilibrage dans les attributions de marchés. « Avec 250 salariés, nous sommes David face à l’INRAP Goliath qui en compte 2000 » ajoute-t-il.
Le fait que les marchés soient remportés par l’INRAP prive les sociétés privées de commandes. Evaha ignore quel sort lui sera réservé par le Tribunal de Commerce : « pour l’instant, la procédure d’observation protège nos activités. Nous en saurons plus en mars 2018. Si nous n’avons pas décroché de nouveaux contrats à cette période, nous serons dans une phase compliquée pour l'avenir ». Souhaitons donc que la concurrence quelque peu discutable qui règne dans l’attribution des marchés de fouilles préventives puisse s’éclaircir entre organisme public et intervenants privés…
• A Saintes, les sondages archéologiques réalisés par Eveha se poursuivent. Lors de la réunion qu'organisera prochainement la mairie sur l'aménagement du vallon des arènes, il en sera vraisemblablement question. A noter que l'INRAP n'a pas soumissionné pour ces diagnostics lors de l'appel d'offres lancé par la mairie.

• Éveha est le principal bureau privé d'études archéologiques en France, avec 250 collaborateurs répartis sur 14 agences. En 2017, Éveha a renouvelé son agrément pour l’exécution de fouilles d’archéologie préventive terrestres portant sur les périodes chronologiques allant du Néolithique à l’Epoque contemporaine, ainsi que pour l’exécution de fouilles d’archéologie préventive dans le milieu subaquatique (eaux douces de l’ensemble du territoire national) pour les périodes allant du Moyen Age à l’époque contemporaine et dans le milieu sous-marin (domaine public maritime et zone contiguë) pour les périodes allant du Moyen Age à l’époque moderne. Ses prestations s’adressent à l’ensemble des personnes publiques ou privées souhaitant réaliser des opérations de fouille, d’étude archéologique ou de mise en valeur du patrimoine.

lundi 13 novembre 2017

La vie en fauteuil roulant : c'est Frédéric Zeitoun qui en parle le mieux

Vendredi  soir, Frédéric Zeitoun donnait à Royan la dernière représentation de son « histoire enchantée d’un petit juif à roulettes ». Un moment privilégié de confidences et chansons. Emouvant et drôle à la fois, il soulève une question importante : comment donner un sens à sa vie quand la nature vous a ôté la possibilité de marcher ?...

Frédéric Zeitoun est parolier et chroniqueur musical. Il intervient à Télématin (France 2) et la chaîne de télévision musicale Melody (Melody Story, Melody de ma vie).
Imaginez que votre destin soit tiré au sort et que vous apparaissiez dans ce drôle de monde - qui n’est vraiment pas fait pour tout le monde - dépourvu de ce qui fait habituellement avancer, l’usage des jambes. Cette situation, Frédéric Zeitoun la vit depuis sa naissance. Elle est au cœur de l’histoire qu’il présente aux côtés de ses deux complices, Cécile Girard au violoncelle et Anthony Doux à l'accordéon. Il y raconte comment la roulette de l’univers l'a propulsé dans ses complexités. Lesquelles doivent être surmontées...

La vie est-elle une loterie ?
A Royan où se jouait la dernière séance, il a parlé en toute liberté. Son existence commence à Tunis dans une famille juive, « pardon, israélite » précise l’institutrice. Il évoque les vacances en famille dans la Dauphine où les enfants sont serrés comme des sardines. Mais qu’est-ce qu’ils s’amusent bien ! Comme l’enfant vit-il son handicap et plus tard, adolescent, comment conçoit-il l’amour quand il est plutôt le bon copain des filles en peine de cœur ? Et les câlins, « tu peux ou tu peux pas ? » s'interrogent ses amis !
Sur l’écran, les ans défilent avec les présidents de la République, De Gaulle, Giscard d’Estaing, Mitterrand, Chirac. Quelles études fera-t-il ? Médecine, droit ? Finalement, il devient auteur parolier et chroniqueur musical. Pas facile de s’imposer dans la sphère ! Ses clins d’œil à Frédéric François, Enrico Macias ou William Leymergie - qui lui demande d’arriver à l’heure à Télématin - font rire le public. Il y a aussi son mariage et l’adoption, la joie d’être père.  
« C’était pas gagné » lance-t-il à la vie. Il s’en est sorti par « l’apprentissage de la différence avec l’autodérision comme seul et unique moteur ». Au passage, il rappelle que la condition des personnes handicapées mériterait un peu plus d’attention et d’accessibilité : « on s’en est encore aperçu ce matin en prenant le train ! ». Cette soirée de tendre ironie et franc réalisme a été chaleureusement applaudie.
Co-écrit avec François d'Epenoux, "En chanteur" est le nouveau spectacle que Frédéric Zeitoun propose actuellement à Paris, à l'Alhambra. Si le cœur vous en dit, c'est tous les dimanches...

Le spectacle se termine par une danse, comme une bouffée d’air offerte au public de Royan !

• Mis en scène par Alain Sachs, ce spectacle était organisé par la service Culture et Patrimoine de la ville de Royan dans la salle Jean Gabin (programmation au 05 46 39 94 45)

© Nicole Bertin

Saintes : à la rencontre d'Egérie, une femme remarquable, de l'Egypte à Jérusalem

La Xe PETITE JOURNEE DE PATRISTIQUE, organisée par l’Association Caritaspatrum, se déroulera à la Maison diocésaine, 80 cours Genet, à Saintes (Charente-Maritime) samedi 10 mars 2018 de 9 h à 16 h 30. Thème de cette rencontre : une femme remarquable, Egérie...

Egérie nous a légué le texte le plus long et le plus ancien que nous conservions écrit de la main d’une femme. Il s’agit de la relation d’un voyage qu’elle rédigea à l’intention de ses sœurs résidant en Occident (Espagne du nord ou Aquitaine), un voyage qu’elle effectua au début des années 380 en quête des lieux saints du christianisme, de l’Égypte à la Mésopotamie, du Sinaï à Jérusalem car Egérie est chrétienne.

Témoin des tout-débuts de ce phénomène extraordinaire que va devenir le pèlerinage en Terre Sainte, elle s’informe de tout : des diverses formes de liturgie, de l’origine des lieux vénérés, de la vie des moines et autres ascètes qui semblent maintenant présents un peu partout là où se rend Egérie.

Écrivant dans un latin parlé tout en faisant montre d’une réelle culture classique, Egérie nous offre un extraordinaire instantané sur la vie des communautés chrétiennes du Proche-Orient au début du règne de l’empereur Théodose Ier à qui elle est peut-être apparentée, nouant des amitiés avec les uns, se faisant accompagner par les autres, toujours enthousiaste, toujours aussi passionnée.
Sous sa plume alerte, revivent pour nous les grandes liturgies stationnales de la Ville Sainte conçues et mises en place par Cyrille de Jérusalem, les impressionnantes basiliques saintes de Jérusalem élevées sur l’ordre de l’empereur Constantin et de sa mère Hélène, les conditions inconfortables du pèlerinage dans le Sinaï quand rôdent les Saracènes, le retour des évêques orthodoxes exilés un peu plus tôt par l’arien Valens…

C’est à la découverte de cette figure attachante et incroyablement infatigable que nous invite cette dixième Petite Journée de Patristique. Nous partagerons ainsi la curiosité de ses compagnes qu’elle avait laissées en extrême-Occident, au sujet des dernières nouvelles en provenance du pays des Pères.

Les communications :

- Professeur Pierre MARAVAL (Université de Paris IV – Sorbonne)

Égérie et le mont Sinaï

L’édition et la publication du « journal de voyage » d’Egérie nous convient d’abord à un retour sur les origines et les premiers développements des pèlerinages chrétiens au Sinaï en recensant en particulier les pèlerins connus par des textes, des papyrus ou des inscriptions. Nous nous attacherons alors aux les sites qu’ils visitaient autour du Sinaï, les itinéraires qui leur étaient proposés, les grandes étapes du pèlerinage et leurs conditions de voyage avant de nous intéresser aux pratiques de dévotion propres aux pèlerins du Sinaï.

- P. Pascal-Grégoire DELAGE (CaritasPatrum)

Dames d’extrême Occident en Terre Sainte


Il est bien connu que le pèlerinage en Terre Sainte fut initié par l’impératrice Hélène dans les années 326/7. D’autres femmes issues de l’aristocratie ne tardèrent pas à l’imiter dans les décades qui suivirent. Si l’exemple des matrones romaines comme Mélanie et Paula est bien connu, des femmes du sud de la Gaule et d’Hispanie à l’instar d’Egérie ne tardèrent pas à leur emboîter le pas et à prendre la route de l’Orient à leur tour. En nous attachant plus spécialement au cas des femmes liées aux notables d’Aquitaine, nous nous intéressons à leurs motivations et à la mise en œuvre de leur pèlerinage en essayant de les suivre au gré de nos sources dans cette expérimentation d’horizons nouveaux et de libertés inédites.

- Marie-Laure CHAIEB (Université catholique de l’Ouest)

Les notes d’Egérie sur les ministères, instantanés d’une ecclésiologie en construction.


Le Journal de voyage d’Égérie est une formidable source de renseignements sur les usages au sein des églises antiques, notamment celle de Jérusalem. Il est très intéressant, en particulier, de se pencher sur les statuts, ministères, et tâches diverses des membres de la communauté. Si cela a été souvent étudié dans les détails au niveau liturgique, on peut également prendre du recul pour considérer la vision de l’Église engendrée par cette « répartition des rôles » : en cette fin du IVe siècle, l’Eglise vit en effet une profonde mutation de son rapport au monde, qui influence aussitôt sa propre compréhension d’elle-même. Egérie nous donne accès à quelques-unes des questions ecclésiologiques majeures issues de ces bouleversements historiques.

- Marie-Joseph PIERRE (Ecole Pratique des Hautes Etudes)

Le Sinaï et l’Exode, l’Echelle de Jean Climaque


Un regard concret sur l’histoire et la géographie du Sinaï est requis pour entrer dans l’expérience du désert (de ses saints, mais aussi de ses brigands, selon le récit des 40 martyrs du Sinaï et de Raithou, massacrés par des barbares sur les mêmes chemins qu’avait suivis Egérie !…). Les moines y sont installés au cœur du parcours de l’Exode, près du Buisson ardent, au pied de la montagne où Dieu a donné sa Loi à Moïse, montagne impressionnante qui rugit encore de la violence de ses tonnerres. Jean Climaque y rédige son livre de l’Echelle, qui est d’abord son propre « journal » retraçant les étapes concrètes de sa vie et de ses combats. Organisée en 30 échelons ou degrés (logoi) sur le modèle des 30 ans de la vie du Christ jusqu’à son ascension, cette construction paradigmatique se transforme en « règle » monastique pour les habitants de la Montagne, qu’ils soient cénobites ou solitaires, et pourquoi pas, simples laïcs…

- Michel COZIC (Université de Poitiers)

Egérie, une pèlerine de haute spiritualité ecclésiale


Dans le récit du pèlerinage d’Egérie en 381-384 (malheureusement sans le début et la fin), le lecteur de bonne foi est tout de suite « accroché » dans les hauteurs géographiques et spirituelles avec l’évocation du Sinaï et, presque à la fin du texte (ch. 43-44), par celle de la Pentecôte. En nous intéressant principalement à ce deux passages conséquents, nous découvrirons une chrétienne attachante aux motivations diverses, et nous nous interrogerons plus particulièrement sur les liens - toujours actuels - entre le pèlerinage comme expérience religieuse originale et la liturgie pour avancer sur le chemin du Salut…

- Annie WELLENS (écrivain)

Égérie au pays du « Journal de voyage »


Le « Journal de voyage » est un genre littéraire multiforme qui traverse les siècles. Celui d’Égérie se lit comme une vivace composition relevant du carnet de route, de la correspondance et de l’autobiographie spirituelle.


Saintes : Prolongation de la fermeture technique du centre aquatique Aquarelle

La fermeture du centre aquatique Aquarelle, initialement prévue jusqu’au 12 novembre pour des opérations annuelles de maintenance et d’entretien, est prolongée jusqu’à nouvel ordre. 


Des travaux supplémentaires doivent être effectués sur le bassin sportif intérieur ainsi que sur le bassin ludique. Cette fermeture entraine l’annulation des séances d’activités. Des modalités d’ajustement des tarifs seront proposées aux usagers inscrits. La Communauté d’Agglomération de Saintes et toute l’équipe d’Aquarelle remercient les usagers pour leur compréhension.
Pour être informés de la possible fin des travaux, les usagers sont invités à se rendre sur www.agglo-saintes.fr.

Jonzac, rendez-vous pour le Téléthon les 7, 8 et 9 décembre

Cette année, le Téléthon déroge à la règle : il ne sera pas le premier week-end de décembre, mais le second. Et à Jonzac, les festivités débutent dès le jeudi !

 Alors rendez-vous les 7, 8 et 9 décembre pour le plein d'animations avec notamment le traditionnel dîner dansant, des activités sportives, des jeux pour toute la famille, un concert "hommage à Nougaro", et bien d'autres choses encore. Découvrez vite le programme en détail !

• Jeudi 7 décembre
20 h : Soirée d'ouverture
, dîner dansant à la salle municipale de Jonzac (12€ ad et 8€ enfant de moins de 10 ans) avec Myriam et son orchestre. Réservations Office de Tourisme : 05 46 48 49 29
. Menu : Marquise et ses « valets » / Velouté de potiron aux châtaignes / Salade « Meli Melo » 5 légumes / Rôti de porc aux lentilles / Fromage et sa verdure / Forêt noire
. 1200 calories. Sur réservation à l'Office de tourisme ou au 06 88 18 01 87 / 06 84 92 31 31
. Tirage de la tombola

• Vendredi 8 décembre
10 h : Cross des Ecoles - 

14 h 30 : Tournoi de Bridge au Club House, à l'ancienne poste, place Jean Monnet

 -19h au départ des Antilles :
 circuit VTT (homologué) « Les Cyclos de Grands Chemins » et marche pour les accompagnateurs.

 A 20 h 30 au Théâtre du Château : concert en hommage à Nougaro "Entre Jazz et Java" par Jean-Marc Desbois et son trio
. Tarifs : 12€ adulte / 8€ enfant - 12 ans. 
Sur réservation à l'Office de tourisme ou au 06 88 18 01 87 / 06 84 92 31 31

• Samedi 9 décembre
12 h restauration rapide place du Château : « fish and chips », grillades, crêpes, buvette. (Rugby, Foot, Moto Club, AHJ, HSAJ)

- 12 h à 14 h animation de Maud et sa troupe

 - 14 h à 18 h place du château
 Fil Rouge "Les Oiseaux de l'Espoir"
. L'objectif : accrocher un maximum d'oiseaux sur les arbres (dessinés sur plaques polystyrène) à raison d'1€ par oiseau en recevant en contrepartie une enveloppe tombola - Jeux : fléchettes, chamboule tout, pêche à la ligne. Divers ateliers pour les enfants : dessin, peinture, maquillage, foot, tennis de table. Simulateur de vol à l'Aéroclub
. Danse avec la "Wii" par l'Ecole de Danse de Sandra Deval
. Vin chaud et marrons de la Loco du Lion's Club
. Goûter offert aux enfants. Concours de boules aux carrières, rue de la Frémigère. De 

17 h à 20 h au Théâtre du Château "Eveil Musical au Piano" par Ludmilla Guilmault 
et Jean-Noël pour un duo à 4 mains. Oe
uvres de Satie, Brahms, Chopin, Liszt ou encore des improvisations de musiques de films.

L'équipe du Téléthon tiendra des permanences à l'Office de Tourisme pour les réservations du dîner dansant et du concert "hommage à Nougaro" les mardis 14, 21, 28/11 et 5/12 de 10 h à 12 h 30 et de 15 h à 18 h, les vendredis 17 et 24/11 de 10 h à 12 h 30 et de 15 h à 18 h
, les samedis 25/11 et 2/12 de 10 h à 12 h 30.